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Je suis auteur et illustrateur. Je vous propose de découvrir sur ce site : mes livres, mes illustrations et mes bandes dessinées en prépublication. Vous trouverez aussi une section dédiée à l’univers médiéval fantastique que je développe.

Tous mes ouvrages sont publiés en auto-édition. Je conserve ainsi une totale liberté sur mes oeuvres, car il n’y a rien de pire que de se voir imposer par l’éditeur une jaquette ou une image. Cela me permet aussi de travailler à mon rythme et de décider du calendrier des parutions.

Mes livres sont vendus en exclusivité sur le site Amazon.fr et disponibles au format traditionnel papier (édition brochée) et numérique (kindle). Les voici présentés par ordre de publication de la plus récente à la plus ancienne :

Jaquette du livre L'ours des montagnes livre 5
livre4 prisonniers des gobelins
Le droit à l'oubli
Jaquette de la fable illustrée "Lya, la petite fille qui voulait devenir Lionblanc" de César Séjourné
Jaquette Le poids du passé" César Séjourné
Jaquette "La compagnie des nains" César Séjourné
Jaquette du livre Vers Fleuris, les poèmes ténébreux de César Séjourné
Jaquette du livre Vers Fleuris, les poèmes amoureux de César Séjourné

En cliquant sur le logo d’Amazon, vous accédez à l’ensemble de mes ouvrages.

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Illustration : la valkyrie et le loup

Illustration de la Valkyrie et son loupUne illustration réalisée pour le concours 2022 de Daz sur le thème des contes et légendes.

Les valkyries sont des divinités mineures issues de la mythologie scandinave. Ce sont des femmes guerrières. Elles parcourent les champs de bataille et emportent les âmes des guerriers morts qui se sont distingués au combat pour les mener au Vahalla, le palais du dieu Odin. Les valkyries sont destinées à se battre aux côtés d’Odin lors du Ragnarök. Les valkyries sont aujourd’hui représentées chevauchant des pégases, mais c’est une erreur, puisque leur monture était probablement un loup. La valkyrie la plus connue est Brunehilde. Elle devait épouser Sigur, le tueur du dragon Fáfnir.

Valkyries are minor deities from Scandinavian mythology. They are female warriors. They roam the battlefields and carry the souls of dead warriors who have distinguished themselves in battle to lead them to Vahalla, the palace of the god Odin. Valkyries are meant to fight alongside Odin during Ragnarök. Valkyries are today depicted riding pegasi, but this is a mistake, since their mount was probably a wolf. The most famous valkyrie is Brunhild. She was supposed to marry Sigur, the dragon slayer Fáfnir.

Roman : l’ours des montagnes

Jaquette du livre L'ours des montagnes livre 5Tombé dans un précipice, Nogar a survécu à sa chute et échappé, dans le même temps, au massacre de sa compagnie.

Toutefois, blessé et sans espoir de secours, l’apothiguerre se retrouve seul, sans eau ni nourriture, dans les montagnes en plein hiver.

À cela s’ajoute, le fardeau du déshonneur d’avoir échoué à protéger son jeune ami, Bramor, alors qu’il s’était engagé à le ramener à la cité-mine du Rakdur, sain et sauf auprès de son père.

Allongé dans la neige, Nogar est un rescapé, mais peut-être la mort eût-elle été préférable à la vie ?

 

L’ours des montagnes est le cinquième livre de la série Les héros de la cité-mine du Rakdur qui relate les aventures et les exploits de ses habitants. Le récit est accompagné de plus de quatre-vingts images en couleurs.

Caractéristiques

Date de parution : le 18/09/2021
ISBN (version brochée) : 979-8843999520
Collection : Les héros de la cité-mine du Rakdur
Genre : médiéval fantastique
Caractéristiques : 161 pages, dont 30 illustrées
Dimensions du produit : 15,2 x 0,7 x 22,9 cm
Public : non adapté aux jeunes enfants
Disponibilité(s) : format kindle*, édition broché*
Extrait gratuit : sur Amazon.fr*
Prix : 2.99€TTC kindle, 23 € TTC Broché France

Vous pouvez commander ce livre en exclusivité sur *

logo amazon* Liens partenaires. En tant que Partenaire d’Amazon, je suis rémunéré pour les achats éligibles.

Cliquez sur l’une des images suivantes pour découvrir les autres tomes présentés du plus récent au plus ancien :

Jaquette du livre L'ours des montagnes livre 5
livre4 prisonniers des gobelins
Le droit à l'oubli
Jaquette Le poids du passé" César Séjourné
Jaquette "La compagnie des nains" César Séjourné

Découvrez le trailer du roman Le poids du passé :

Je vous propose de découvrir le premier chapitre du livre :

Chapitre 1 – Rires sur un champ de bataille

Le calme régnait dans les montagnes à proximité de la cité-mine du Rakdur. Difficile d’imaginer que quelques instants plus tôt, deux peuples, qui se portaient une haine ancestrale et farouche, s’étaient affrontés.

Image des montagnes du Rakdur (tome 5)Le chaman Mainsrouges contemplait d’un œil satisfait le champ de bataille. Dans sa tunique en durofeu, il ne ressentait pas les morsures du froid et grâce à sa magie, il ne souffrait pas non plus de la forte luminosité qui se réverbérait sur la neige. En revanche, ses gobelins ne pouvaient en dire autant et avaient hâte de rejoindre l’obscurité de leurs galeries.

De leurs plaintes, le chaman n’en avait cure, car il savourait sa victoire. Il avait habilement manœuvré et son plan avait été couronné de succès, même si le prix à payer s’était avéré élevé. En effet, sa tribu avait perdu de nombreux membres et elle devrait encore s’améliorer, si le chef des gobelins voulait un jour réussir à s’emparer du Rakdur.

Cela faisait des années que les siens ne s’étaient pas aventurés aussi loin en territoire nain. Lorsque les autres clans apprendraient la nouvelle, ils se rallieraient sans aucun doute à lui, et ensemble, ils pourraient mener un assaut bien plus important. Or, Mainsrouges convoitait depuis longtemps les trésors de la cité-mine. La prise du Rakdur serait interprétée par ses congénères comme un haut fait et lui assurerait une renommée telle qu’il pourrait devenir roi.

Le chaman avait conscience que pour atteindre son objectif, il devrait aussi se débarrasser de quelques chefs tribaux rivaux, y compris parmi ses alliés. Cela ne le dérangeait nullement. Bien au contraire, il éprouvait un malin plaisir à tuer et surtout à regarder mourir ses victimes. Ah, quel bonheur de les étrangler et de sentir leur cou s’agiter entre ses mains, jusqu’à ce que leur dernier souffle de vie quitte leur corps dans une ultime trémulation !

Le gobelin mima le geste dans le vide et en profita pour admirer ses gants, dont le cuir épousait parfaitement ses longs doigts. Le chaman aimait leur teinte rouge sang et appréciait particulièrement la force prodigieuse que ceux-ci lui conféraient lorsqu’il les portait. Ses gants lui avaient permis de terrasser tous ses rivaux et d’asseoir son autorité sur son clan.

Cependant, avant de pouvoir devenir roi, Mainsrouges songea qu’il lui restait tant à faire. Alors, tandis que les siens finissaient de s’occuper des cadavres ennemis, il décida de passer en revue les atouts et les faiblesses de son armée.

Le géant Gorjshork n’arrivait plus à se tenir debout et ne voulait plus entendre parler de nains. Néanmoins, le gobelin était convaincu qu’il le ferait changer d’avis. En effet, le mastodonte avait besoin de soins, soins qu’il pouvait lui procurer. Obtenir sa soumission lui coûterait assurément une fortune en potions de guérison. Cependant, ce n’était pas un problème, car il avait un rouleau de durofeu prêt à être vendu dans sa salle aux trésors.
L’extraction de cette pierre friable et sa transformation en tissu avaient nécessité plusieurs années et le sacrifice de nombreux esclaves morts à la tâche. Toutefois, là encore, cela en valait la peine. En effet, ce tissu possédait des propriétés isolantes extraordinaires et inégalées.

Le chaman lissa sa tunique confectionnée dans ce précieux matériau. C’est grâce à elle qu’il pouvait supporter le froid ambiant. Mainsrouges songea à nouveau au géant. Disposer d’une telle créature dans une armée offrait un avantage indéniable. Sur un champ de bataille, l’adversaire n’avait d’yeux que pour elle et ne voyait pas le danger venir sur les côtés. Enfin, ce n’est pas tout à fait ce qui s’était passé aujourd’hui, mais une fois n’est pas coutume.

Par contre, son allié troll l’avait profondément déçu. Tel du petit-bois, les haches naines l’avaient débité et réduit en charpie. Comme Mainsrouges pouvait les haïr ces pourritures de nabots. Le chaman ne savait pas si le pouvoir de régénération de son sbire lui permettrait de revenir à la vie. Bah qu’à cela ne tienne ! Il n’aurait pas à lui payer sa prime, mais dans le cas contraire, il disposerait à nouveau d’un troll dans son armée.
Réflexion faite, quel qu’en soit le résultat, Mainsrouges arriva à la conclusion qu’il gagnait à tous les coups. Simplement, la prochaine fois, il essaierait d’en incorporer plus, selon le vieil adage de son peuple : « plus on est nombreux et plus on tue ».

Finalement, ses folgobs s’étaient avérés son meilleur atout. Même si ces forcenés pouvaient se retourner à tout moment contre lui, leur efficacité au combat compensait amplement le temps passé à réunir les ingrédients nécessaires à la réalisation du fameux breuvage. En effet, une fois la potion ingurgitée, les gobelins sélectionnés devenaient des fous furieux, insensibles à la lumière, aux émotions et aux blessures.
Voir ses créatures se jeter sur l’ennemi terrorisé était tellement jouissif, qu’en y repensant, le chaman sourit de délectation et ses lèvres ouvertes dévoilèrent des dents éparses et pointues. Néanmoins, Mainsrouges regrettait la courte durée d’efficacité du breuvage et surtout que celui-ci entraîne systématiquement la mort des consommateurs. Cela serait tellement pratique si ses folgobs pouvaient être réutilisables à volonté. De toute évidence, la recette méritait quelques améliorations et il se promit de s’y consacrer dès qu’il en aurait le temps.

Le chaman regarda la hache déposée à ses pieds dans la neige. Il avait demandé à ses gobelins de la lui apporter. Elle pesait son poids. Peu de personnes auraient été en mesure de la manipuler avec aisance. Pourtant, le nain chauve y était arrivé. Comment avait-il fait ? En tout cas, c’était une véritable pourriture ! Il avait défié et terrassé Gorjshork le géant en combat singulier ! Mainsrouges ne l’aurait jamais cru s’il ne l’avait pas vu de la prunelle jaune de ses yeux.

Heureusement que le nabot s’était effondré après son exploit, sinon celui-ci aurait pu déjouer ses plans. En effet, Mainsrouges savait qu’un nain, juste un, pouvait tout gâcher. Idem pour les femelles, réputées pourtant plus faibles que les mâles, une seule pouvait contrecarrer le meilleur des stratagèmes. Il en avait fait l’amère expérience dans le passé.

Toujours est-il que ses gobelins avaient affublé cette pourriture de nabot du surnom de « Tombeur de géant ». Une fois de retour dans ses quartiers, le chaman se promit d’étudier ce prodige, afin de découvrir l’origine de sa force. S’il pouvait en percer le secret et transférer ce pouvoir à ses folgobs, comme il pourrait en réaliser de grandes choses !

Mainsrouges passa sa langue sur ses lèvres avec délectation. Dans l’immédiat, rêver à toutes les tortures qu’il pourrait infliger à ce nain le faisait saliver de plaisir. C’était une juste revanche, car quelques jours plus tôt, les compagnons de ce nabot l’avaient capturé. Le chaman se souvenait très bien que ce chien avait proposé de lui couper les mains ou de lui écraser la tête. Maintenant que les rôles étaient inversés, le gobelin savait déjà qui rirait le dernier dans cette histoire. Il se frotta d’avance les griffes les unes contre les autres tout en affichant un rictus lubrique.

Mainsrouges regarda à nouveau la hache posée devant lui et ne put que constater la différence entre l’équipement de ses troupes et celui des nains. Il se dit qu’elle devait coûter cher et qu’il avait vraiment besoin de beaucoup d’or pour mener à bien ses projets. Cependant, l’arrivée d’un ventripotent gobelin l’interrompit dans ses réflexions.

— Mainsrouges, c’est fait ! Tous ces chiens ont été démembrés et décapités comme tu l’as demandé. Que faisons-nous maintenant des survivants ?
Qui osait le déranger ? Le chaman tourna lentement la tête vers son interlocuteur et reconnut Pansemol, l’un de ses meilleurs sous-fifres. Il l’avait vu faire mordre la poussière à la nabote, le privant dans le même temps du plaisir de la torturer.
— Nous avons besoin de nouveaux esclaves pour les mines. Ligotez-les, répondit Mainsrouges en agitant négligemment la main pour le chasser.
— Y compris le « Tombeur de géant » ? Achevons-le tant qu’il dort encore.
— Non ! Attache-le aussi.
— Et s’il se réveille ? répliqua Pansemol. Les nôtres en ont peur. Débarrassons-nous de lui maintenant. Qui sait de quoi il sera capable quand il aura repris connaissance ? Je pense que…
— Qui te demande de penser ? l’interrompit Mainsrouges.
Pansemol se raidit face à la remarque, mais reprit vite une attitude de soumission. Heureusement pour toi, songea le chaman. Il fouilla alors dans sa tunique et lui lança une gourde. Incommodé par la luminosité ambiante, Pansemol réussit néanmoins à l’attraper.
— Veille bien à lui en faire boire ! ordonna le chef des gobelins. Il dormira jusqu’à notre retour. Et surtout, fais attention à ce qu’il ne meure pas en chemin.
Le chaman passa à nouveau sa langue sur ses lèvres avant de reprendre :
— En tout cas, pas avant que je ne découvre d’où lui vient sa force. Je suis sûr qu’elle n’est pas naturelle. Personne ne peut vaincre à lui tout seul un géant. Il y a de la magie là-dessous.
— La magie, c’est la force des faibles ! Je la déteste ! lâcha le soldat en crachant sur la neige.
— Ferme ton groin où je te lance un sort qui t’arrachera la langue ! répliqua Mainsrouges.
Les yeux de Pansemol étincelèrent de rage. Néanmoins, il se reprit et s’inclina devant son supérieur hiérarchique.
— Tu sais ce que tu as à faire, poursuivit le chaman. Va !
Mainsrouges songea qu’à l’avenir il devrait surveiller ce sous-fifre. L’éclat qu’il avait vu dans son regard ne lui disait rien qui vaille. Pansemol convoitait-il sa place à la tête de la tribu ? Cependant, malgré son ordre, le chef des gobelins fut surpris de ne pas le voir déguerpir. Alors, il lui demanda sur un ton excédé :
— Que veux-tu encore ?
— L’arme du « Tombeur de géant »…
— Quoi son arme ? répéta Mainsrouges.
— Je la veux.
— Non ! En tant que chef de clan, elle me revient de droit.
— À quoi pourrait-elle bien vous servir ? Vous n’êtes même pas un guerrier, lui fit remarquer Pansemol.
— Mesure tes paroles ! De toute façon, elle est trop lourde pour toi.
— Si le nabot l’a utilisée, je peux en faire autant, répliqua le ventripotent gobelin.
— Alors, vas-y, proposa Mainsrouges. Essaie donc pour voir.
Pansemol saisit la hache d’une seule main, afin de lui prouver qu’il se trompait.
— Très bien, poursuivit le chaman. Maintenant, lève-la au-dessus de toi.
Rapidement, le gobelin remarqua que quelque chose n’allait pas. Pourquoi cette hache était-elle si lourde ? se demanda-t-il. Toutefois, en s’aidant de sa deuxième main, il réussit à brandir l’arme au-dessus de sa tête.
— C’est bien, tu peux la soulever, constata Mainsrouges, mais peux-tu te battre avec ?
— Naturellement ! affirma Pansemol en gonflant la poitrine.
— Alors, frappe-moi !
Pansemol semblait réfléchir. Le chaman en profita pour faire disparaître ses mains dans les pans de sa tunique, avant d’ordonner sur un ton sarcastique :
— Vas-y, attaque-moi ! Montre-moi comme tu es fort.
Des gobelins se massèrent autour d’eux. Pansemol hésita encore un instant, mais jugea l’occasion trop belle pour ne pas en tirer profit. Mainsrouges avait donné son ordre devant tout le monde. En tant que subalterne, il devait obéir ; si dans l’action, il réussissait à éliminer le chaman, personne ne pourrait le lui reprocher et de facto, il deviendrait à son tour le chef de la tribu.

Image de Pansemol (tome5)Le ventripotent gobelin sourit et brandit l’arme du nain au-dessus de sa tête, mais Mainsrouges le prit de court. Il sortit une dague de sa tunique, bondit et visa l’abdomen proéminent de son congénère. Pansemol échappa à la mort grâce à ses réflexes de guerrier : il recula à temps pour éviter le coup, mais déstabilisé par le poids de la hache, tomba à la renverse. Sa chute provoqua l’hilarité parmi ceux qui avaient assisté à la scène. Satisfait de sa démonstration, le chaman fit disparaître sa dague dans un pan de son vêtement et railla son sbire :
— Idiot ! Tu aurais dû m’écouter quand je te disais qu’elle était trop lourde pour toi. C’est une arme magnifique et je suis convaincu qu’elle vaut son pesant d’or. J’ai donc prévu de la vendre.
Pendant que Pansemol, penaud, se relevait, Mainsrouges ramassa la hache. Il la brandit d’une seule main, donna quelques coups dans le vide avec, puis termina sa démonstration en la pointant vers son congénère. Il lui dit alors sur un ton menaçant :
— Que cela te serve de leçon. Hors de ma vue !
Ensuite, il laissa choir l’arme à ses pieds et regarda le gobelin s’éloigner sous les rires des témoins de la scène. Alors qu’il retirait ses gants magiques, Mainsrouges espéra que son sous-fifre n’oublierait plus quelle était sa place au sein du clan, car la prochaine fois, il ne se montrerait pas aussi clément avec lui.

De son côté, Pansemol n’appréciait pas son chef et cette humiliation attisa le ressentiment qu’il nourrissait à son égard. Bien que chétif, le chaman était doté d’une force prodigieuse. Le gobelin en avait encore eu la preuve, quand il l’avait vu brandir d’une seule main la hache du nain chauve. Ce n’était pas normal. C’était une insulte, pour lui qui était un véritable guerrier. Pansemol ne rêvait que de prendre sa place à la tête de la tribu. Pour l’instant, c’était prématuré, mais il saurait se montrer patient.

En attendant, il reconnut qu’il avait passé une excellente journée. Il avait affronté et tué du nabot. Comme il avait savouré le moment où il avait embroché la femelle. Il revoyait ses yeux. Ah, ces yeux… Il ne les oublierait pas de sitôt. Avec le casque facial que portait la naine, son visage n’était pas visible, mais il avait lu dans son regard, l’instant de surprise, quand sa lance avait pénétré ses chairs. Puis, l’odeur… à cet instant, il avait senti la peur sourdre par tous les pores de la peau de cette chienne. Il ne se lasserait jamais de ces bons moments. Et que les dieux verts lui en accordent de nombreux autres comme celui-ci !

Pansemol arbora son plus beau sourire, ce qui se traduisit par une grimace. Finalement, il patienterait le temps nécessaire, car il savait qu’il finirait par devenir le chef tôt ou tard. En attendant, il devait s’occuper des prisonniers. Cette tâche lui procurerait assurément quelques menus plaisirs. Il retourna auprès de ses soldats.
— Attachez-moi ces chiens ! cria-t-il.
Aussitôt, des gobelins s’empressèrent d’obéir et ligotèrent, sans ménagement, Bramor et Durnain. Par contre, quand le tour de Donarg arriva, il en alla autrement. Un attroupement s’était formé autour du corps allongé dans la neige, mais personne n’osait s’approcher de lui. Pansemol lut la peur dans les yeux de ses congénères.
— Poussez-vous de là bande de minables. Moi, Pansemol, je ne suis pas effrayé par ce « Tombeur de géant » et je vais vous le montrer.
Il avança jusqu’à Donarg et lui donna un coup de lance dans le flanc, auquel celui-ci réagit en émettant un faible râle. Les gobelins reculèrent aussitôt en lâchant des petits cris plaintifs. Puis, devant l’absence de réaction du nain, ils se rapprochèrent à nouveau. Pansemol posa un genou au sol et déboucha la gourde, remise quelques instants plus tôt par le chaman. Il enfonça le goulot entre les lèvres du vétéran. Donarg fut pris d’une quinte de toux lorsque le breuvage se répandit dans sa gorge. Le gobelin se promit de renouveler l’opération régulièrement, tant que ce démon ne serait pas enchaîné dans l’une de leurs cellules.
— Vous allez me ficeler ce nabot ou je dois tout faire ici ! cria Pansemol en se relevant.
Finalement, les monstres s’approchèrent prudemment et s’exécutèrent.
— Voilà, c’est mieux ainsi, poursuivit-il en accrochant la gourde à sa ceinture. Vous me fixerez ensuite ses poignets et ses chevilles à une lance pour le transporter. Le temps est venu de rentrer chez nous fêter notre victoire.
Les gobelins se mirent à hurler de joie.
— Et vous savez quoi ? reprit Pansemol, je jure qu’à partir de ce soir, plus aucun d’entre vous ne détestera les nabots. Bien au contraire, je vous promets qu’à partir de ce soir, vous allez les aimer, je dirais même plus, les adorer.
Les gobelins, qui plus tôt l’acclamaient, râlèrent et le conspuèrent. Pansemol réussit néanmoins à les faire taire.
— Et voulez-vous savoir pourquoi vous allez les adorer ? Parce que nous allons manger du naboooooooot ! Alors, hâtez-vous, car j’ai grand-faim, ricana Pansemol.
Son rire se communiqua rapidement à ses congénères qui hurlèrent de joie avec encore plus de vigueur qu’auparavant.

Image de Durnain & Bramor enchainé (tome 5)Bramor et Durnain avaient assisté à toute la scène. C’est avec une profonde tristesse qu’ils regardaient leur ami Donarg être ficelé comme un gibier. Leurs propres poignets, liés dans leur dos, leur faisaient mal, mais ce n’était rien par rapport à ce qu’ils ressentaient dans leur cœur. Il y avait ce sentiment de honte et de déshonneur engendré par la défaite ; et puis, voir se pavaner les assassins de leurs frères d’armes sans pouvoir les venger était au-delà du supportable.

— As-tu compris ce qu’a dit le gros gobelin ? demanda Bramor à Durnain, car il ne connaissait pas leur langage.
Les créatures ne laissèrent pas le temps à son compagnon de répondre. Les deux prisonniers furent violemment poussés en avant.
— Avancez ! Moi, avoir faim ! cria l’un des monstres dans un nain approximatif. Avancez ! Et pas parler !
Malgré la brutalité de son bourreau, Durnain fut soulagé, car celui-ci lui permit d’éviter de traduire les propos entendus.

C’est sur ces derniers mots que les survivants de la compagnie des nains quittèrent le champ de bataille. Néanmoins, même après plusieurs heures de marche silencieuse, les paroles et les ricanements du gobelin gras résonnaient encore dans la tête de Durnain. Ils resteraient gravés à jamais dans sa mémoire.

Illustration Butin de guerreDurnain songeur

Illustration : coups et blessures

Je reviens sur le harcèlement scolaire, où les mécaniques sont assez bien rodées : discriminations, sobriquets, insultes, violences mentales, violences physiques, humiliations… Le pire est lorsque les bourreaux viennent à être considérés par l’entourage comme des victimes et la victime comme responsable de ce qui lui arrive. Ajouter à cela, la passivité des gens…

Savez-vous que la police ne peut rien faire en cas de plainte contre un harceleur de moins de 13 ans, hormis contacter ses parents pour entamer un dialogue avec eux ?

Bur enfant coups & blessures

Illustration : le harcèlement

Mon prochain roman mettra en scène des enfants et j’aborderai les relations parents-enfants et surtout trois thèmes qui me tiennent à cœur : la discrimination, le droit à la différence et le harcèlement… scolaire.

Je sais que présenter comme cela, parler de harcèlement scolaire dans un livre de fantasy avec des ogres et des gobelins peut sembler surprenant, mais c’est tout à fait possible, car les personnages seront suivis sur une période allant de l’enfance à celle de l’adulte.

Illustration d'une enfant harcelée

Illustration : une maison pour nains

En attendant de recevoir l’épreuve de mon 5e tome, je dispose d’un peu de temps libre devant moi, alors autant le mettre à profit pour avancer sur d’autres projets.

D’ores et déjà, je peux vous annoncer que le prochain roman n’appartiendra pas à la saga.

Cela sera un « one shot » qui se déroulera dans le même univers, mais à une époque différente (bien avant la création de la cité-mine du Rakdur). Donc, attendez-vous à de nouveaux personnages et à de nouvelles intrigues. Cela me permettra aussi d’aborder des thèmes rarement évoqués en fantasy, mais j’aurai l’occasion d’y revenir.

Le roman sera beaucoup plus gros que ce à quoi je vous ai habitué et, comme d’habitude, il sera illustré, mais cette fois, ce seront des dessins en noir et blanc, à l’image des « livres dont vous êtes le héros » qui ont bercé ma jeunesse.

Je vous dévoile ici, en avant-première, une de ces illustrations.

Illustration d'une maison naine

Daz3d : clown et jeu de lumières

Dans ce billet, je vais vous expliquer, étape par étape, comment j’ai réalisé cette image de clown sous daz3d.

Un gentil clownPour cette image, j’ai eu besoin de 3 assets achetés chez Daz3d :

– pour le clown https://www.daz3d.com/evil-clown-hd-for-genesis-8-male ;

– pour le vêtement https://www.daz3d.com/bad-clown-jumpsuit-for-genesis-8-male-s ;

– pour les cheveux, je suis parti de ceux fournis dans https://www.daz3d.com/goblar , car je n’avais rien d’autre de satisfaisant sous la main, mais je les ai modifiés pour que la partie centrale du crâne du clown soit mise à nue. De votre côté, vous pouvez utiliser cet asset : https://www.daz3d.com/bad-clown-hairpieces-for-genesis-8-male-s-and-female-s .

La plus grande difficulté de la scène a été le jeu de lumière.

Je ne sais pas comment font les autres, mais me concernant, j’ai commencé par réaliser une boite dans laquelle j’ai positionné le personnage au centre. Pour cela, je me suis servi de l’outil “Create New Primitive” pour créer plusieurs formes planes de 5x5m que j’ai assemblées pour former approximativement un cube à 5 faces (je n’en ai pas mis au sol) et j’ai veillé à laisser un puits de lumière au plafond :

Clown = création de boiteEnsuite, j’ai illuminé le  visage du clown avec 2 “points light” de 400 lumens chacun :

Daz3d clown creation point lightAu niveau du rendu, j’ai modifié les paramètres de la  texture du clown pour retirer l’aspect plastique (glossy) de la peau :

DAZ3d Parametres du clownEn post-rendu, je me suis contenté d’effacer une petite zone blanche de quelques millimètres dans la bouche (reflet exagéré) :

Traitement post-image du clownVoilà, c’est terminé. J’espère que ce petit tuto vous aura réconcilié avec les gentils clowns.

Blog : le 5e tome de la saga

Je vous livre dès à présent le titre du 5e tome de la Saga Les héros de la cité-mine du Rakdur : l’ours des montagnes.

Jaquette et 4e de couverture du 5e tome de ma sagaEt pendant que j’y suis, voici le texte de la 4e de couverture :

Tombé dans un précipice, Nogar a survécu à sa chute et échappé, dans le même temps, au massacre de sa compagnie.

Toutefois, blessé et sans espoir de secours, l’apothiguerre se retrouve seul, sans eau ni nourriture, dans les montagnes en plein hiver.

À cela s’ajoute, le fardeau du déshonneur d’avoir échoué à protéger son jeune ami, Bramor, alors qu’il s’était engagé à le ramener à la cité-mine du Rakdur, sain et sauf auprès de son père.

Allongé dans la neige, Nogar est un rescapé, mais peut-être la mort eût-elle été préférable à la vie…

Daz3d : ajouter manuellement un asset

Normalement, lorsque vous achetez un asset sur Daz3d, il suffit ensuite de vous rendre dans le programme « Install Manager », pour le sélectionner et l’installer automatiquement.

Néanmoins, Daz vous permet aussi de l’installer manuellement. Pour cela, rendez-vous sur le site de Daz3d, puis connectez-vous et sélectionnez « My account » dans le menu déroulant.

installer un asset manuellement dans daz3d se connecter à son compteCapture d’écran du site www.daz3d.com

Ensuite, cliquez sur « Product Library » et choisissez l’asset en question dans la liste située sur votre gauche, quitte à lancer une recherche pour le trouver. Dès qu’il est sélectionné, l’asset apparaît en page centrale et, en dessous de l’image promotionnelle, vous pouvez accéder au lien de téléchargement de l’archive zip.

installer un asset manuellement se rendre dans product libraryCapture d’écran du site www.daz3d.com

Une fois l’archive zip téléchargée, il ne reste plus qu’à l’installer. La procédure est la même qu’avec un asset récupéré sur un site comme Renderosity.

Commencez par décompresser l’archive zip. Vous devriez obtenir quelque chose qui ressemble à cela :

installer un asset manuellement dezipper l'assetCapture gestionnaire de fichier Windows Microsoft.

Ensuite, deux possibilités s’offrent à vous, soit installer l’asset dans la librairie officielle « My Daz 3D Library », soit l’incorporer, à part, comme une nouvelle librairie. La création d’une librairie a été vue dans un précédent billet, je ne traiterai donc que de l’installation dans la librairie officielle.

D’abord, il faut connaître l’adresse de la librairie « My DAZ 3D Libray ». Il y a plusieurs façons de la retrouver. Le plus simple est, au niveau du logiciel Daz3d, de se rendre dans l’onglet « Content Library », puis de faire un clic droit sur la librairie et choisir « Browse to Folder Location ».

installer un asset manuellement trouver l'adresse de My DAZ 3D LibrayCapture d’écran Daz3d ver 4.20 pro.

À moins que vous ne l’ayez modifié, l’adresse indiquée devrait être :

C:\Utilisateurs\Public\My DAZ 3D Library\

Ensuite, il suffit de copier les fichiers décompressés dans la librairie, mais attention, il ne faut pas copier le répertoire appelé « content », mais seulement les sous-répertoires. Dans mon exemple, il s’agit des sous-répertoires « Data », « People » et « Runtime » :

installer un asset manuellement pointer dans le bon répertoireCapture gestionnaire de fichier Windows Microsoft.

Ces trois sous-répertoires devront être copiés ou, pour être plus précis, fusionner avec ceux de la bibliothèque officielle de Daz3D.

Pour terminer, recharger l’arborescence pour que les modifications soient prises en compte, en faisant un clic droit sur « My DAZ 3D Library » puis en sélectionnant « Refresh » dans le menu déroulant, comme sur la capture d’écran suivante :

installer un asset manuellement : rafraichir la librairie pour prendre en compte les modificationsCapture d’écran Daz3d ver 4.20 pro.

Daz3d : créer une nouvelle librairie d’objets

Créer une nouvelle librairie d’objets sous DAZ3d, peut avoir plusieurs intérêts, comme disposer d’une « librairie test » indépendante de la librairie officielle, ou encore répartir ses assets par thèmes (médiéval, scifi, etc.).

D’ailleurs, rien ne s’oppose à ce qu’une librairie ne possède qu’un seul asset, car il n’y a pas de limites aux nombres de librairies.

Pour créer une nouvelle librairie, rien de plus simple. Rendez-vous au niveau du panneau de Daz et dans l’onglet « Content Library », faites un clic droit sur « DAZ Studio Formats » qui se trouve tout en haut. Puis, choisissez « Add a Base Directory… » :

Image montrant la création d'une nouvelle librairie sous daz3dCapture d’écran Daz3d ver 4.20 pro.

Dans l’arborescence, choisissez le répertoire où se trouve la nouvelle librairie. Attention à pointer dans le bon répertoire. Par exemple, dans l’exemple suivant, il ne faut surtout pas pointer sur « IM00047741-01_WorldyJonesforGenesis3Males » mais sur le contenu du répertoire « Content » :

Image montrant à quoi ressemble un asset sous daz3dCapture gestionnaire de fichier Windows Microsoft.

Si tout s’est bien passé, voici ce que vous devriez voir apparaître à l’écran :

Image la création d'une nouvelle librairie sous daz3dCapture d’écran Daz3d ver 4.20 pro.

Rappelez-vous que vous pouvez créer autant de librairies d’objets que vous le voulez, donc il serait dommage de s’en priver.

Daz3d : accélérer le rendu en utilisant 2 cartes graphiques bonne ou mauvaise idée

Dans un précédent post, j’avais montré qu’associer GPU + CPU ne permettait pas toujours d’augmenter la vitesse du rendu d’une image par rapport à un rendu avec GPU seul.

Une autre façon d’accélérer le rendu est d’utiliser plusieurs cartes graphiques à l’image des rings de mining de cryptomonnaies. Daz3d offre cette possibilité. Il suffit d’installer deux cartes graphiques dans l’ordinateur, puis au niveau du panneau “Render Sittings” d’activer les deux cartes dans l’onglet “Advanced”.

Render sittings calculer avec 2 cartes graphiquesL’expérience a déjà été menée par Eric du site Lucie Adult Game qui a créé un jeu pour adultes, avec des images réalisées sous Daz3d. Dans son test, il a associé une GTX 1070 avec une Geforce 770 et il a constaté que c’était contreproductif. En effet, la Geforce 770 ralentissait le rendu.

Eric avait avancé plusieurs explications, dont l’hypothèse que la Geforce 770 ne possédait pas suffisamment de mémoire pour stocker dans globalité la scène à calculer (contrairement à la GTX 1070), ce qui entraînait un rollback entre la carte graphique et la mémoire du PC.

Nous allons refaire l’expérience, mais en associant cette fois une RTX 3060 12 Gigas de RAM avec une vieille GTX 1030 2 Gigas de RAM.

Par contre, le calcul portera sur une petite scène (le. duf fait 595 ko), afin d’être sûr que celle-ci sera bien stockée dans la mémoire des 2 cartes graphiques.

Comme dans mes précédents tests, l’expérience a été menée avec Daz3d version 4.20.

Résultat en image :

article daz3d calcul avec 2 cartes graphiquesLa RTX 3060 seule calcule la scène en environ 8 minutes versus 9 minutes pour l’association RTX 3060 + GTX 1030.

La RTX 3060 12 Gigas possède 3584 cudas, tandis que la GTX 1030 2 Gigas seulement 384 cudas. Finalement, le nombre de cudas n’est peut-être pas le facteur le plus important pour accélérer le rendu, ou plutôt que d’autres paramètres interviennent probablement.

En parcourant les forums de Daz3d, j’ai découvert qu’en cas de vitesse d’horloges différentes au niveau des GPU, (à l’image de barrettes de RAM de fréquences différentes), le lray s’alignait sur celui de la carte la plus lente et bridait les plus rapides. C’est peut-être une première explication.

Et le SLI dans tout cela ?

Eric évoquait aussi l’obligation de ne pas activer le SLI ou Scalable Link Interface. Le SLI est une solution mise en place par Nvidia pour combiner plusieurs cartes graphiques, afin de les faire travailler de concert. Cependant, d’après ce que j’ai compris les cartes doivent avoir le même GPU (il faut combiner 2 RTX 3060 ou 2 GTX 1030, mais pas une RTX et une GTX). De plus, il semblerait qu’avec les versions récentes de DAZ, le SLI n’a plus aucune importance. D’ailleurs, sauf erreur les RTX ne prennent plus en charge cette technologie (exception faite de la 3090).

Bien que mes résultats confirment ceux d’Eric, à savoir que deux cartes graphiques n’accélèrent pas le rendu, cela ne veut pas dire pour autant que cela ne fonctionne pas.

En effet, je pense qu’il y avait trop de différence de génération entre les deux cartes utilisées dans mon test et celui d’Eric. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion d’échanger avec un artiste qui travaille avec 2 RTX 3090 (bloc d’alimentation de 1200W) et il m’a confirmé que le temps de ses rendus était divisé par deux.

Pour ma part, je retenterai l’expérience en mélangeant 2 RTX, dès que le prix des cartes graphiques aura retrouvé un cours acceptable pour mon portefeuille.

Illustration : Emptalï et son fils Gurïm, d’après le roman Ambramort de Yves Marec

J’ai lu récemment Ambramort : La quête de l’antidote, un roman de Yves Marec.

L’histoire a pour point de départ la drogue AmbraMort que le Roi Noir Malavone utilise pour asservir son peuple. Course poursuite, magie, amour, complots et récits de batailles rythment le récit.

Un livre à découvrir, si ce n’est pas déjà fait, et j’en profite pour vous en livrer un court extrait de l’œuvre :

« Le vent du Nord qui s’engouffrait entre les sommets immaculés et glacés balayait cette étendue sauvage en accentuant encore un peu plus les effets de vagues d’herbe et d’écume. (…) Leurs deux corps collés emmitouflés sous une épaisse fourrure de Yak des steppes, Emptalï et son jeune fils Gurïm chevauchaient ensemble leur monture, un magnifique pur-sang couleur ébène. (…) La chaleur de l’animal et de ses cavaliers paraissait les envelopper d’un fragile nuage chaud et vaporeux, ultime protection féerique contre les caresses mordantes de la bise du Nord. »

Le récit débute donc par l’échappée d’une mère, d’Emptalï, et de son fils, Gurïm. J’ai conservé cette scène (et bien d’autres) dans ma tête. Ayant bouclé récemment un gros projet, j’ai décidé de prendre une pause, en illustrant ce passage.


Normalement, Emptalï a les cheveux couleur châtain et monte un cheval à la robe ébène. J’ai refait l’illustration dans un second temps pour coller au mieux au texte.