Roman : La compagnie des nains

Jaquette Bramor est un jeune nain. Apprenti forgeron, il était destiné à un bel avenir au sein de la cité-mine du Rakdur. Néanmoins, si l’Art de la Forge anime et fait frapper ses puissants bras, incorporer les patrouilles est ce qui fait battre son coeur. Affronter gobelins, géants et trolls, voilà ce dont il rêve chaque nuit.

Sa première mission – assurer la reconnaissance des alentours du Rakdur – devait être des plus tranquilles. Tout du moins, c’est ce qu’avait expliqué son mentor et ami, Nogar l’apothiguerre, à son père pour l’autoriser à quitter la forge familiale mais les dieux en ont décidé autrement. Bramor, qui rêvait tant d’aventures, sera comblé au-delà de ses espérances…

La compagnie des nains est le premier tome de la série Les héros de la cité-mine du Rakdur, qui relate les aventures de ces habitants. C’est un roman illustré. Le récit est accompagné d’une quarantaine d’images en couleur.

Caractéristiques

Date de parution : le 23/06/2019
ISBN (version brochée) : 978-1076402189
Collection : Les héros de la cité-mine du Rakdur
Genre : médiéval fantastique
Caractéristiques : 120 pages, dont 40 illustrées
Dimensions du produit : 15,2 x 0,7 x 22,9 cm
Public : non adapté aux jeunes enfants
Disponibilité(s) : format kindle*, édition broché*
Extrait gratuit : sur Amazon.fr*
Prix : 2.99€TTC kindle, 20 € TTC Broché France

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Jaquette "La compagnie des nains" César Séjourné

Je vous propose de découvrir le premier chapitre du livre :

Chapitre 1 : Le campement

Elles étaient vingt. Seulement vingt petites créatures à essayer de se réchauffer autour d’un feu. Le temps se rafraîchissait car l’hiver approchant, il faisait de plus en plus froid dans les montagnes.

Ces créatures, assises autour du foyer qui crépitait, étaient bien trop petites pour être humaines, à peine un mètre quarante de hauteur pour les plus grandes. De même, à bien y regarder, leur physionomie était sensiblement différente. Elles étaient trapues. Leur visage était rude et présentait des pommettes saillantes avec un nez proéminent. Le tout était accompagné d’une barbe plus ou moins longue. Certaines étaient taillées, d’autres en bataille, d’autres encore peintes ou tressées. Plusieurs arboraient des bijoux ouvragés dans leurs nattes. Ces petites créatures barbues étaient pourtant légendaires en raison de leur caractère. C’étaient des nains !

la compagnie des nains feu de camp

Ainsi une vingtaine de nains se réchauffait autour d’un feu. Les propos échangés étaient variés et entrecoupés de rires sonores. L’hydromel fort n’était certainement pas étranger à ce fait.

Deux nains se tenaient cependant à l’écart des autres. L’un semblait jeune. Il était reconnaissable à sa barbe quasi inexistante. Il tenait dans ses petites mains une hache et un bouclier. L’autre, plus âgé, levait un marteau de guerre aux dimensions impressionnantes. L’arme aurait pu sembler démesurée, compte tenu de la taille de son propriétaire. Néanmoins, le nain la maniait avec facilité comme si elle ne pesait guère plus qu’une plume. Les deux guerriers s’exerçaient au combat.

la compagnie des nains Bramor et Nogar

— Bramor, refaisons le même exercice qu’hier. Essaye de me toucher. Par contre, fais bien attention à ne jamais frapper de toutes tes forces avec la hache. En effet, si tu te laisses emporter par ton élan, celle-ci pourrait se planter dans le bouclier ou la cage thoracique de ton ennemi. Le temps que tu la libères, tu serais vulnérable.
— Bien Nogar, répondit le jeune nain
— Attends, je pose mon arme.
Le nain déposa au sol son lourd marteau de guerre et ramassa un bouclier. Une fois prêt, il lança le départ de l’exercice. Bramor ajusta son bouclier et commença à frapper.
— Bien, continue comme cela, encouragea Nogar. Utilise ta hanche pour me frapper, c’est comme à la forge. Ta force est dans ton corps, pas dans ton bras. Si tu te contentes de ne me frapper qu’avec ton bras, tes coups seront moins puissants et tu te fatigueras plus vite. Fais attention. Je te rappelle que tu es sous ma responsabilité. Ton père m’arracherait la peau du dos, si tu perdais ne serait-ce qu’un seul poil de ta barbe.
— Par la barbe de ma mère ! Dis plutôt que tu as peur de ne plus pouvoir voir ma sœur.
— Tais-toi donc, espèce de petit avorton. Laisse Dulnaem où elle est !
— J’ai raison ! Si je ne revenais pas sain et sauf dans notre bonne cité-mine du Rakdur, mon père t’interdirait de revoir ma sœur et là…
— Je croyais que tu voulais apprendre à te battre. Si tu voulais parler, tu n’avais qu’à rester avec les autres autour du feu. En plus, tu aurais eu droit de te rafraîchir le gosier avec de l’hydromel. Enfin, s’il en reste encore…
— Oui, bon, j’ai compris, pas la peine de te fâcher, je recommence.

Bramor passa la soirée à essayer de taper comme le lui avait appris son mentor. Non pas de toutes ses forces mais en appuyant ses coups avec son corps. Finalement, à force de frapper de taille, le jeune nain réduisit en copeaux le bouclier de Nogar. Lors de la dernière estocade, Bramor se rapprocha trop près de son ami. Ce dernier ne pouvait plus se protéger mais le vétéran avait plus d’un tour dans son sac. Il décocha au jeunot un puissant coup de tête. Le bruit de leurs casques s’entrechoquant résonna lourdement. Bramor ne s’effondra pas malgré la violence du choc. En effet, s’il y avait bien une chose de dure chez les nains, en dehors de leur caractère, bien entendu, c’était leur tête.

la compagnie des nains Bramor

— Par la grande barbe sacrée ! jura le jeune nain en se tenant le front après avoir enlevé son casque. Cela fait mal. Ce n’est pas du jeu. J’aurais dû gagner…
— Hum…
— Quoi Hum !
— Ne sais-tu pas que la meilleure arme d’un nain est sa tête ?
— Si, je connais moi aussi ce dicton mais je ne pensais pas qu’il parlait de donner des coups de tête.
— Qu’as-tu appris dans les forges de ton père, Bramor ! Ton corps est et reste ta meilleure arme. Ne l’oublie pas. C’est ta deuxième leçon pour ce soir.
— J’ai l’impression d’entendre crier notre bon roi Darik et qu’au lieu que cela soit les fondations de notre cité qui tremblent c’est mon corps… répondit le jeune nain en se tenant la tête.

Nogar joignit ses mains et murmura une prière. Puis, il appuya sa paume sur le front endolori de son ami. La tête de Bramor se trouva auréolée de lumière, témoignage du pouvoir curateur accordé par les dieux au vétéran.

la compagnie des nains Nogar qui prie

la compagnie des nains Nogar soigne Bramor

— Par la sainte barbe ! Tu aimes bien ça, hein Nogar l’apothiguerre !
— Aimer quoi, Bramor fils de forgeron ?
— Et bien ça !
— Hum…
— Oui, tu m’as bien compris… frapper sur les gens puis utiliser tes dons de guérison pour les soigner.
Le visage de Nogar s’éclaira d’un sourire lorsqu’il répondit : « Oui ! ».

Les deux amis rejoignirent leurs compagnons autour du feu. Le tabac à pipe passa de main en main. La soirée s’annonçait des plus agréables.

A suivre…

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