Illustration : La naissance

C’est ma première illustration de nourrisson. Je n’avais pas de modèle 3d de bébé, il a donc fallu ruser. Je suis parti d’un modèle G3 féminin adulte sur lequel j’ai appliqué un morph de rajeunissement jusqu’au stade enfant de 5 ans. J’ai ensuite modifié sa taille globale pour me rapprocher de celle d’un nouveau-né.

Les nourrissons ont une morphologie caractéristique avec une tête assez grosse. J’ai donc augmenté le volume de cette dernière par rapport au corps. A la naissance, la peau des bébés est comme fripée. Pour obtenir ce résultat, j’ai utilisé un morph de vieillissement mais appliqué uniquement sur la peau. Puis pour terminer, j’ai appliqué “un effet mouillé” et j’ai rendu plus mate la peau pour simuler un corps humide.

En 3D, il est rare de posséder tous les objets nécessaires à la réalisation d’une scène, il est donc important de savoir “ruser” pour aboutir au résultat souhaité en utilisant ce dont on dispose.

L'accouchement de Kristina

Illustration : l’accouchement

Pour l’accouchement de Kristina, je savais déjà quelle position je voulais lui donner. Avant que la technique de l’accouchement sur le dos s’impose, les femmes accouchaient dans différentes positions, notamment debout ou assise. Pour avoir assisté à plusieurs accouchements, j’ai opté pour la position assise sur chaise. Je ne dis pas que c’est la plus pratique c’est simplement celle que j’ai retenue.

Pour la petite histoire, l’on attribue à Louis XIV (1636-1715) la généralisation de la technique d’accouchement sur le dos.

En effet, on rapporte qu’il aurait exigé qu’une de ses maîtresses accouche ainsi pour mieux voir sortir l’enfant. Un médecin ayant assisté à l’accouchement aurait alors recommandé cette position pour le confort qu’elle procurerait. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde pour dire que cette technique est avant tout confortable pour l’accoucheur, mais ne facile pas le travail de la future maman. Toutefois, elle est toujours très pratiquée, car il faut longtemps pour que les mentalités changent.

Sur le plan de la 3D pas de difficultés ou contraintes particulières, hormis un travail sur la texture de la robe de Kristina pour montrer qu’elle était souillée par la perte des eaux.

Pour terminer et d’après mon expérience, il n’y a que dans les films que les femmes hurlent lorsqu’elles accouchent sans péridurale (lors d’un accouchement sans complications).

L'accouchement de Kristina

Illustration : les âges farouches

Rien qu’au titre, La fille des âges farouches (The daughter of wild ages), je pense que vous aurez facilement deviné la source d’inspiration de cette illustration : Rahan. C’est ma façon de rendre hommage à ce héros et surtout à son créateur dessinateur, André Chéret, mort le 5 mars 2020 à l’âge de 82 ans.

la fille des âges farouches

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Rahan est le personnage principal d’une bande dessinée éponyme. C’est un jeune homme athlétique, à l’esprit vif, qui évolue dans un monde de fiction préhistorique.

J’ai découvert ce comic en 1980. Je m’en souviens comme si c’était hier. Je venais chercher un Pif gadget et la BD était placée juste à côté sur l’étalage. Ce jour-là, je suis reparti sans mon Pif gadget… 40 ans plus tard, l’album est toujours à mes côtés. Par contre, je n’ai conservé aucun de mes Pif Gadget.

Ancien album de Rahan de 1980Au niveau 3D, j’ai repris comme modèle le personnage utilisé pour Queendragon :

La difficulté était de présenter le personnage les seins nues (topless), afin de coller au mieux à un univers de fiction préhistorique, sans pour autant trop en montrer. Pour cela, je n’ai pas utilisé les cheveux comme dans l’image de Kira prend son bain, mais un jeu d’ombres et de lumières.

Illustration : Kristina étrange rêve

Après plusieurs digressions, il est temps de reprendre les images du roman Le droit à l’oubli.

Nouvelle illustration du personnage Kristina Faithdargent mais représentée cette fois-ci chez elle mais est-elle réellement chez elle ? Car elle ne reconnait rien : ni la pièce ni ses vêtements. Toutes ces objets inconnus et pourtant si familiers… Tout est étrange comme dans un rêve…

Illustration d'un rêve de Kristina

Illustration : Dragonsqueen

Sur Twitter, lorsque vous êtes abonné à un compte, l’algorithme du réseau social vous propose de découvrir d’autres personnes qui suivent la même personne. C’est donc un peu par hasard que j’ai découvert un matin la photographie d’un superbe paysage des Hautes-Pyrénées. Je vous laisse juge.

Cette photo ne m’a pas laissé indifférent. J’ai tout de suite imaginé une illustration mettant en scène trois dragons (en fait des vouivres ou wyverns). J’ai donc contacté la photographe qui avec beaucoup de gentillesse m’a donné son accord.

Je remercie donc chaleureusement Marie (alias @PsykoChouks65) sans qui ces illustrations n’auraient jamais vu le jour.

Illustration Dragonsqueen zoom
Illustration Dragonsqueen Zoom face de Dragonsqueen

Illustration : Que soit la lumière

Image réalisée pour le roman illustré Le droit à l’oubli, montrant Donarg Mâchefer ébloui par la lumière du soleil.

La scène est assez simple en soi, en tout cas à première vue : un décors épuré et un seul personnage. La difficulté porte surtout sur le travail de la lumière et de ses effets sur les objets et notamment sur la gestion des ombres.

Image

Illustration : The junglegirl

Cette illustration met en scène une jeune femme aux côtés d’un félin à dents de sabre (machairodonte). Elle m’a été inspirée par des peintures réalisées par un artiste que j’apprécie particulièrement. Il s’agit de Frank Frazetta. Plusieurs de ses dessins ou tableaux relèvent de la fiction préhistorique, voire de la fantasy prehistoric. Ce style, peu développé, est bien représenté dans le film d’animation, Tygra, la glace et le feu (Fire and Ice, 1983).

Frank Frazetta est un artiste américain (09/02/1928 – 10/05/2010) qui a eu une influence importante sur la science-fiction et la fantasy. Personnellement, j’ai découvert ses oeuvres en lisant les récits de Conan le cimmérien d’après Robert E. Howard. En effet, les illustrations des jaquettes des ouvrages étaient de Frank Frazetta .

the junglegirl

the junglegirl vue de face

the junglegirl vue de face

Frank Frazetta a commencé sa carrière comme dessinateur de bandes dessinées et s’est essayé à peu près tous les styles : western, histoires de guerre, histoires d’amour, comics… Ses strips étaient publiés dans des comicbooks et des journaux et il réalisait aussi des couvertures de revues. Son succès fut loin d’être immédiat. Certains lui reprochèrent même d’avoir un style « démodé ».

L’année 1964 marque le début de sa notoriété. L’une de ses peintures est remarquée. Il s’agit d’une caricature de Ringo Starr, le batteur des Beatles, en 4e de couverture d’un magazine satyrique (Mad magazine #90). Les Studios United Artists lui demandent alors de réaliser l’affiche du film What’s New Pussycat ? (1965). Ce faisant, en une après-midi, Frank Frazetta gagna l’équivalent de ses gains annuels de dessinateur BD. (Cf. wikipedia)

Le succès se poursuivit. Ses peintures (Conan, Death Dealer), très recherchées, exercèrent une importante influence sur la science-fiction et la fantasy. On rapporte même que lorsque Frank Frazetta faisait une illustration, les éditeurs cherchaient un texte pouvant correspondre à l’image.

Dans cette série d’images, la difficulté résidait dans l’utilisation d’un vieux modèle Genesis 1 femelle (G1F). Pour améliorer le rendu, j’ai appliqué une texture destinée à un modèle Victoria 4 (V4). Pour informations, les textures G1 et V4 sont plus ou moins compatibles.

évolution du visage de the junglegirl

J’ai ensuite passé du temps dans la modélisation du visage : modification des lèvres, des yeux, etc. afin de le rendre plus doux. Pour les cheveux, j’ai mélangé deux modèles de coiffures comme décrit précédemment pour l’illustration sisterwolf.

Illustration : Soeurlouve elfe

Les modèles G1F et V4 étant relativement anciens, le faible nombre de facettes ne m’a pas permis de simuler au mieux les reliefs de la musculature abdominale à mon grand regret.

Le décor, la pose du félin et des textures ne m’ont pas posé de difficultés.

Pour donner un ordre d’idée, il m’a fallu 6 jours pour réaliser cette scène, à raison de 7-8h de travail par jour. Néanmoins, la plus grande partie du temps est consacré aux finitions : calcul d’images, corrections, recalcul, corrections à nouveau, etc. Par contre, je travaille toujours sur plusieurs scènes à la fois. Pendant qu’une scène est calculée, je travaille sur une autre. Durant la même période, j’ai ainsi travaillé sur 3 scènes simultanément.

Sources : Frank Frazetta albums 1 et 2 Edition Chêne (1976-1977)

Illustration : Nogar Mainsecourable

J’ai décidé de réaliser une nouvelle modélisation 3D du nain Nogar Mainsecourable. C’est un apothiguerre ou prêtre-guerrier de la cité-mine du Rakdur.

Les lecteurs font sa connaissance dans le roman La compagnie des nains, où il partage la vedette avec Bramor Taillefer. Dans le second tome Le poids du passé, il n’apparait pas et est tout juste cité. Par contre, il est de retour dans le troisième livre “Le droit à l’oubli“, mais de façon succincte.

J’aime beaucoup ce personnage et même si peu d’informations ont été fournies jusqu’à présent, il reste un personnage important du cycle Les héros de la cité-mine du Rakdur.

le nain Nogar Mainsecourable

Sur le plan de la modélisation 3D, je n’étais plus satisfait du personnage 3D réalisé en 2019. A l’époque, j’avais utilisé un modèle Michael 4. Je suis donc reparti de zéro avec un modèle Genesis 3. J’ai tenté de reproduire le même visage. Je suis content du résultat. Je le trouve plus massif. Ce nouveau Nogar inspire confiance et respect. Avec son lourd marteau à deux mains, les gobelins ont intérêt à bien se tenir.

Illustration : Pirate girl

Dans la continuité de ma précédente illustration (cowgirl), où au lieu m’activer à réaliser les illustrations de mon roman « Le droit à l’oubli » je me disperse.

J’avais expliqué comment j’en étais arrivé, bien malgré moi, à modéliser une cowgirl. Et bien, je récidive avec la femme pirate.

Je vous présente donc le même modèle mais en pirate girl.

Pour cette séquence de trois illustrations, j’ai conservé le “mannequin modèle” utilisé pour ma cowboy. Pour terminer, j’ai rajouté un joli coucher de soleil pris lors de nos dernières vacances. Et oui, cela sert à cela les vacances. Prendre en photo des paysages pour les inclure dans des scènes et photographier des objets pour fabriquer de jolies textures.


Illustration : Cowgirl

Il y a parfois des choses qui s’imposent à vous. Vous ne pouvez rien y faire. C’est plus fort que vous, impossible d’y résister. Vous vous laissez emporter, tout en vous demandant jusqu’où cela va vous entrainer. C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui.

Et pourtant tout avait bien commencé. J’étais résolu à poursuivre mon travail sur une scène capitale de mon roman Le droit à l’oubli. J’avais passé la veille à modéliser le décor. Néanmoins, il me restait encore beaucoup à faire, car je devais créer et inclure de nombreux personnages. Je venais juste de charger le premier figurant — un nain naturellement —, et c’est là qu’il s’est passé quelque chose.

Sans m’en rendre compte, je me suis retrouvé à travailler sur un modèle féminin. En plus, ce n’était ni une naine ni une elfe mais une humaine. La pose du mannequin est apparue comme par magie, ainsi que l’angle de la caméra. Dans ma tête, il fallait absolument que mon modèle porte un chapeau. Et voilà comment, sans m’en rendre compte, je me suis retrouvé à modéliser une cowgirl.

Habituellement, lorsque je réalise une scène, c’est toujours en rapport avec une histoire écrite ou à venir. Et bien là, il n’y a pas d’histoire. Cette série d’images s’est imposée à moi.

Comme il faut toujours un coupable, et que toute évidence cela ne peut être moi, je dirai que j’ai certainement été influencé par Marion Poinsot. Elle a mis en ligne plusieurs making-of de son jeu “Wendy Whedon Chapitre 2” sur sa chaine Youtube. C’est un jeu à l’ambiance western, réalisé sous Adventure Game Studio.

Bon allez, ce n’est pas entièrement sa faute, car dans le même temps mes enfants ont visionné « Pour une poignée de dollars » avec Clint Eastwood. À moins que cela ne soit lié à ma lecture d’hier de la biographie de Robert E. Howard (créateur de Conan) qui s’est essayé à de nombreux genres, dont le western.

Emma the cowgirl 01

Emma the cowgirl 02

Emma the cowgirl 03

Illustration : Adieux enflammés

Voici une illustration réalisée pour mon troisième roman, Le droit à l’oubli. J’ai essayé de représenter dans cette scène le désespoir et l’abattement que l’on peut ressentir face à un évènement tragique. A la fin, tout ce qui vous entoure n’a plus d’importance. Un grand vide s’installe à la place de votre coeur. Plus rien ne vous rattache à la vie.

Illustration Adieux enflammés

Illustration : les vilains

Voici une “brochette de vilains”, créatures fantastiques issues de la série Les héros de la cité-mine du Rakdur. Au premier plan, vous aurez reconnu trois gobelins avec de gauche à droite : un simple soldat, un chaman, et un folgob. Les folgobs sont des gobelins rendus déments et qui se battent comme des forcenés jusqu’à leur mort. Ensuite, en arrière plan, un troll ayant la capacité de régénérer ses chairs et géant.

Les vilains du roman La compagnie des nains : géant, troll, gobelins

Illustration : Guttar Barbepiquante

Je vous présente le grand prêtre Guttar Barbepiquante. C’est le nain le plus âgé de la cité-mine du Rakdur. Cette illustration, qui sera présentée dans mon prochain roman, m’a demandé beaucoup de travail. Je vais d’ailleurs détailler toutes les étapes de sa réalisation.

Image de Guttar Barbepiquante

Je suis parti initialement d’un modèle Genesis 3 mâle (G3M). Je n’utilise pas souvent des modèles G8, car sur mes ordinateurs, je trouve qu’ils sont plus « lourds » à manipuler (ils ont plus de facettes). Toutefois, leur texture est souvent de meilleures qualités, mais il existe une alternative.

image expliquant la création de Guttar

J’ai appliqué sur mon G3M un morph de vieillissement, puis de modèle nain.

image expliquant la création de Guttarimage expliquant la création de Guttar

Ensuite, j’ai modifié son visage. Je voulais qu’il y ait plusieurs rides. J’ai donc appliqué la texture d’un modèle G8M de vieillard.

image expliquant la création de Guttarimage expliquant la création de Guttar

Pour la barbe, je la voulais longue, très longue. N’ayant aucun modèle de barbes tressées, j’ai fait avec les moyens du bord. J’ai été amené à utiliser une astuce déjà décrite pour la soeurlouve, qui consiste à associer deux objets. J’ai donc superposé deux barbes différentes sur mon nain. La difficulté est d’aboutir à une teinte similaire sur les deux objets pour qu’ils se fondent bien l’un dans l’autre.

image expliquant la création de Guttarimage expliquant la création de Guttar

Après le personnage, je passe aux habits. Après plusieurs essais, mon choix s’est porté sur un pantalon. J’étais parti initialement sur une tunique, mais comme le modèle sera présenté assis, j’ai toujours un problème de comportement des vêtements : étirement des facettes. Il existe des vêtements qui après calcul épousent le relief des objets — les fameux dforce — mais le résultat reste mauvais avec des collisions avec les objets environnants.

image expliquant la création de Guttar

Ensuite, il faut corriger les défauts (superposition, collisions).

image expliquant la création de Guttar

J’ai abandonné l’idée de la tunique pour opter par un ample manteau qui se déforme bien. Comme vous pouvez le voir, il est rouge, trop rouge. C’est normal, il est destiné à l’origine à un père Noël.

image expliquant la création de Guttar

J’ai donc retravaillé la texture, puis j’ai rajouté une capuche où j’ai là encore refait une texture pour l’occasion.

image expliquant la création de Guttarimage expliquant la création de Guttar

Pour le trône, il y avait sur le dossier un motif montrant une tête d’aigle. J’ai modifié la texture originale.

image expliquant la création de Guttarimage expliquant la création de Guttar

Il reste ensuite à placer le personnage en situation en choisissant la pose adéquate et à placer le décor réalisé pour l’occasion.

image expliquant la création de Guttarimage expliquant la création de Guttar

Maintenant, je positionne la caméra.

image expliquant la création de Guttar

La pose est sympa mais je trouve qu’il manque quelque chose. Je rajoute un bâton. Ce dernier est à l’origine une lance, que j’ai modifiée : changement de texture et suppression de la partie centrale.

image expliquant la création de Guttarimage expliquant la création de Guttar

Je rajoute une boule de feu, afin de donner l’impression que le bâton est chargé de pouvoirs magiques.

image expliquant la création de Guttar

Voilà, il n’y a plus qu’à lancer les calculs, corriger les défauts de collisions qui n’apparaissent bien souvent que sur le rendu final. Pour cela, j’opte pour un grand format 2048 x 1536, afin de ne pas passer à côté d’une erreur.

Présenter ainsi, tout cela peut sembler simple, mais demande de la pratique et beaucoup d’heures de travail. Je peux passer plusieurs jours sur une scène et à la fin ne même pas être satisfait du résultat.

Illustration : Soeurlouve acte 02

Cette semaine, je reviens aux elfes des bois avec une nouvelle illustration d’une soeurlouve.

Sur le plan vestimentaire, pas de grandes difficultés dans cette image, puisque j’avais déjà travaillé longuement sur le modèle et les vêtements (cf. soeurlouve / sisterwolf). Par contre, il a juste fallu gérer les collisions avec les herbes hautes et des poils de la fourrure au niveau des mains de l’elfe.

Illustration d'une soeurloup avec loup

Illustration : Kristina rêve

Voici une illustration de Kristina Faitdargent en train de dormir. Sa mine semble un peu tendue, rêve-t-elle ? Si oui, de quoi ?

Kristina est l’un des personnages humains secondaires de La série les héros de la cité-mine du Rakdur. Et oui, il n’y a pas que des nains dans l’histoire. Les lecteurs font sa connaissance dans Le poids du passé (second tome). Elle devient l’un des personnages clefs dans Le droit à l’oubli (troisième tome à paraître).

Sur le plan de la 3D, il y a deux grandes difficultés. Premièrement, le positionnement du drap. Il doit réussir à mouler le corps de la dormeuse. C’est ce qui m’a donné le plus de soucis à scénariser. L’autre difficulté est la position des mèches de cheveux, qui doit être la plus naturelle possible.

Illustration montrant Kristina qui reve

Illustration : Kira prenant son bain

Je vous présente aujourd’hui une nouvelle représentation de Kira la demi elfe. Cette fois-ci, la belle n’est plus habillée en chasseresse, mais apparaît, émergeant de l’eau, vêtue simplement de sa beauté.lllustration de Kira prenant son bain

Je n’avais pas prévu de révéler cette illustration dans l’immédiat. Mais je la poste en réponse au tweet de Marion Poinsot qui nous a présenté sa majesté Sélénia (l’elfe de Naheulbeuk), en version pin-up.

Marion Poinsot (la dessinatrice du Donjon de Naheulbeuk) a utilisé judicieusement un tourbillon d’eau pour masquer les charmes de Sélénia. De mon côté, j’avais fait le choix d’utiliser les longs cheveux de Kira, qu’elle porte habituellement en une natte repliée sur elle-même.

C’est là que réside la plus grande difficulté dans ce type d’image, arriver à tout montrer sans rien révéler. Je préviens tout de suite que je n’ai pas prévu d’en faire d’autres. Cette illustration appartient à une série relatant l’histoire de Kira la demi-elfe.

Petite anecdote, lorsque j’ai publié cette illustration sur mon compte twitter, j’ai eu la surprise de découvrir qu’elle avait été censurée et considérée comme “contenu pouvant être sensible”. Pourtant, la pose de Kira est ni lascive ni vulgaire et ses parties intimes sont parfaitement dissimulés.

Illustration : un gobelin dans la nuit

En 1986, je découvrais le magazine Casus Belli (n°31), aujourd’hui édité par Black Book Editions. Je m’en souviens encore comme si c’était hier.

Il y avait une rubrique que j’affectionnais beaucoup, c’était « Devine qui vient dîner ce soir… et autres curiosités incroyables. » Elle présentait de nouveaux monstres. On avait droit à un dessin, un petit texte explicatif et à une fiche technique avec toutes les caractéristiques pour pouvoir être inclus dans une partie de jeux de rôle. A l’époque, j’avais même envoyé un de mes textes (qui n’a pas été retenu).

En réalisant cette illustration pour mon 3e roman Le droit à l’oubli, c’est immédiatement cette phrase qui m’est venue en tête « Devine qui vient dîner ce soir…» Et vous, aimeriez-vous avoir à table ce soir ce charmant gobelin ?

Mainsrouges le chaman gobelin la nuit

Illustration : aéronaine

La semaine dernière, je vous dévoilais une représentation d’un volballon de la cité-mine du Rakdur (royaume nain). Aujourd’hui, je vous présente l’aéronaine, Varna Davion, chargée de l’entretient de cet aérostat. Les aéronains (profession exercée par les deux sexes) veillent au bon fonctionnement des volballon. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler mon prochain roman.

Illustration : un Volballon nain

Je vous présente une nouvelle illustration du roman « Le droit à l’oubli ». Cette fois-ci, j’ai choisi de représenter un volballon des royaumes nains, dans le cas présent de la cité-mine du Rakdur.

C’est un aérostat qui fonctionne à air chaud. Il comprend un ballon de forme allongée et une nacelle. Une chaudière chauffe l’air emprisonné à l’intérieur du ballon. L’air chaud est plus léger et permet au ballon, puis à la nacelle, de s’élever et de rester en suspension.

Le volballon n’est pas motorisé (aucun système de propulsion). Le modèle présenté est un modèle « captif », car retenu par des câbles. Il est utilisé pour l’observation. Néanmoins, il peut aussi être utilisé pour voyager (ballon dit « libre »), mais sans système de propulsion, il dérive sous l’effet du vent. L’aéronain (l’ingénieur nain) ou l’aéronaine peut néanmoins arriver à l’orienter grâce au gouvernail et en variant l’altitude.

Volballon nain

Illustration : Deux guerriers nains

Je travaille actuellement sur les illustrations de mon 3e roman « Le droit à l’oubli ». J’ai représenté ici deux guerriers nains en faction devant une porte. Je n’en dirai pas plus afin de ne pas spoiler le récit.

Je souhaitais représenter des guerriers d’élite appelés « longues barbes ». A titre de comparaison, Donarg Mâchefer est une moyenne barbe. Initialement, j’avais prévu de faire une barbe beaucoup plus longue puisqu’elle descendait jusqu’à la ceinture. Mais j’ai été obligé de la raccourcir du fait de l’apparition de collisions avec les vêtements.Ce sont malheureusement les contraintes de la 3D, avec des objets pas toujours bien conçus.

deux guerriers nains

Illustration : Soeurlouve elfe

Aujourd’hui, je vous présente encore une elfe. Cette illustration est issue d’un série d’images que j’ai réalisée pour Kira la demi-elfe. Toutefois, vous aurez sans doute remarqué que ce n’est pas elle qui est représentée ici. Kira est rousse avec des taches de rousseur, alors que sur l’image l’elfe est blonde. En effet, c’est une soeurlouve.

Pour moi, les elfes des bois et des forêts ont une relation empathique, plus ou moins développée, avec la nature et les animaux. J’avais déjà montré une facette de cette relation avec l’elfe musicienne. Néanmoins, j’avais mis l’accent sur la musique et le doute subsistait. Le renard, présenté blotti entre ses jambes, était-il un animal domestiqué ou avait-il été charmé par la mélodie jouée, à l’image du héros Orphée de la mythologie grecque ?

Pour cette nouvelle illustration, pas de doute possible. J’ai cherché à représenter la relation particulière qui peut exister entre un elfe et un animal sauvage, comme le loup. Voilà comment sont nés dans mon esprit les frères et les sœurs de la meute, que j’ai appelés : soeurlouves et frèreloups. Frères et soeurs participent à la protection de la forêt et sont complémentaires des chasseresses.

Soeurlouve Elfe Sisterwolf elf

Sur le plan de la réalisation 3D, je suis parti d’un modèle G3 female que j’ai transformé en elfe : oreilles pointues, taille fine, svelte à la musculature abdominale délicatement dessinée, poitrines aux proportions raisonnables. J’ai utilisé des vêtements destinés au vieux modèle V4. J’ai réussi à les convertir (c’est fastidieux) et à les adapter sur une G3 female. Ensuite, j’ai changé la texture et j’ai fait quelques modifications et ajouts.

Soeurlouve évolutionPour les cheveux, je souhaitais deux longues franges qui auraient descendu devant les oreilles mais peines perdues. Finalement, j’ai mélangé deux modèles de cheveux.

Soeurlouve mélange des cheveuxLa pose m’a demandé beaucoup de temps, car je voulais donner l’impression que les mains de l’elfe s’engouffraient dans la fourrure du loup, ce qui a généré pas mal de collision. J’ai dû m’y reprendre à maintes reprises.

Soeurlouve la fourrure du loupJ’ai opté pour un arrière-plan simple pour cette scène. Mon choix s’est porté sur un coucher de soleil. J’ai utilisé une photo que j’avais prise en 2019 sur une plage de Normandie (Villers-sur-mer), à une époque où nous avions encore le droit de sortir de chez nous et partir en vacances (COVID oblige…).